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Precision Rifle Shooting

Precision Rifle Shooting

TECHNIQUES DE TIR DE PRECISION MID ET LONG RANGE

TIRER AVEC UN BIPIED

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Position du corps

Lorsque l’on tire en position "couché" sans bipied, à la bretelle ou sans, le corps est décalé par rapport à l’axe de tir. Normal, car on doit poser le fut de l’arme dans la main faible.

Les 2 bras étant de la même longueur (on vous le souhaite) il faut diminuer la distance côté faible afin de pouvoir saisir l’arme en son avant.

Bretelle

Bretelle

Le jeu des différences :  vous en souvenez vous ?

Le jeu des différences : vous en souvenez vous ?

Lorsque l’on tire avec un bipied :

  1. la saisie du fut n’est plus nécessaire et la main faible revient vers l'arrière pour soutenir le bec de crosse et plaquer le talon dans le creux de l’épaule.
  2. Le corps n’a plus de raison d’être autant décalé, il se positionne « derrière l’arme », jambe écartée
  3. La position doit être confortable, vautré mais pas mou.

Mécanique du bipied

Choisissez un bipied de qualité, PGM, Atlas, AI, etc. sans qu'il soit complexe ou trop sophistiqué.

Première chose : Le bipied doit être freiné avec une certaine résistance due à une friction, c’est-à-dire qu’il doit pivoter ou s’incliner certes, mais "dans le gras".

Deuxième chose : dépendante bien entendu du terrain et de votre corpulence, les branches télescopiques de bipied doivent être déployées au minimum (hauteur de feu)

Troisième chose : le bipied doit être placé le plus possible en avant de l’arme, mais quelques fois on n'a pas le choix

Quatrième et dernière : les semelles de bipied doivent pouvoir être adaptées à la nature du terrain afin de ne pas glisser et n'être jamais posées sur quelque chose de trop mou.

Réglage du frein de bipied, ici une Ulti PGM Précision et son bipied type Parker Hale. Les flèches jaunes indiquent les vis de réglage du frein, on aperçoit en blanc les rondelles plastique d'écrasement

Réglage du frein de bipied, ici une Ulti PGM Précision et son bipied type Parker Hale. Les flèches jaunes indiquent les vis de réglage du frein, on aperçoit en blanc les rondelles plastique d'écrasement

Branches déployées au minimum et patins caoutchouc Accuracy international

Branches déployées au minimum et patins caoutchouc Accuracy international

La main faible

Cette fois avec cet appui avant à 2 branches, la main faible devenue inutile sous le fut, forme un « V » ou une fourche ; pouce d’un côté et autres doigts de l’autre, et vient prendre en son creux le bas de la crosse afin de maintenir la crosse contre le corps. On a bien dit "maintenir". Les 4 doigts se posent sur le biceps du bras fort. On a bien dit "se posent".

Le coude droit repose de son poids au sol sans tension car au bout il y a l'index de commande

Le coude gauche, bien implanté au sol avec du poids, sert de pivot à tout le corps,

Dans cette position, vous pouvez réarmer (mouvement de culasse fluide, on vous le souhaite) sans bouger le reste, sans perdre vos références ni votre PNV.

Si l’arme rebondit encore au départ du coup :

Charger le bipied, c’est-à-dire ; mettre une très légère pression (du poids) sur le bipied. Cette technique ne doit pas requérir de tension ou d'effort. Pour cela.....

1. A faire : mettez vous en position puis soulevez le buste en gardant la crosse en appui contre l’épaule et abaisser le buste lentement en maintenant le contact. Vous le sentez ?

2. A ne pas faire :

  • Pousser le corps vers l’avant alors que l’on est déjà allongé (ramper)
  • Tirer l’arme vers soi en la soulevant et la repousser ensuite pour charger le bipied

A surveiller : Que cette solution conserve votre PNV (point naturel de visée) c’est-à-dire que lorsque vous abaissez votre buste, le réticule doit être sur la cible (pas forcément au centre), ensuite faites de petits ajustements.

Vérification de la position

Comment ? Très simple : tirez, suivi du coup, annonce, regardez dans votre lunette : le réticule doit être resté en cible, ça dépend évidemment de la taille de la cible et de sa distance. Ici on parle de C200 ou C300 à leurs distances respectives et prises comme références.

Après ce premier coup tiré, si le réticule a excessivement bougé il vous indique probablement votre vrai PNV.

Dans ce cas, il est à droite ou à gauche et souvent légèrement bas, à faire :

  • En pivotant tout le corps sur le coude faible, axe de rotation, avancez ou reculez votre épaule forte
  • Améliorez la position du talon de crosse dans le creux de l’épaule afin d’avoir le maximum de contact de la crosse avec le corps, tant pis s'il est un peu déplacé.
Main en fourche, pouce d'un coté, le reste des doigts de l'autre, posé sur le biceps

Main en fourche, pouce d'un coté, le reste des doigts de l'autre, posé sur le biceps

Le "Rear Bag" : sac d’appui arrière

Si vous n’arrivez pas à conserver ou à retrouver votre PNV ou pour obtenir plus de confort et de résultat : adoptez un petit sac arrière, pas n’importe lequel.

A ce sujet, nous vous conseillons de ne pas utiliser la béquille arrière ou autre monopod, l’arme va rebondir sur cet appui trop rigide.

Cette jambe arrière, très utile, réglable en hauteur et souvent escamotable, d’origine police ou militaire, a été créée pour garder (poser) l’arme afin de « battre » un objectif ou son lieu supposé et permettre à l’opérateur de se détendre pendant l’occupation d’un poste de tir qui peut durer plusieurs heures ou même plusieurs jours.

Certains tirent avec, et même bien, tant mieux pour eux.

Au tir : Coussin : Oui  - Jambe métallique : Non

Au tir : Coussin : Oui - Jambe métallique : Non

Le sac arrière est plus souple d’emploi et permet un ajustage plus rapide et plus précis.

Sac arrière, ici une réalisation BLAC Tactical de Bernard

Sac arrière, ici une réalisation BLAC Tactical de Bernard

Ce petit sac arrière de forme cylindrique (assez dense, assez lourd) peut s’ouvrir. Il est plus ou moins rempli, à votre convenance, de perles en plastique.

Dans le sens de sa hauteur, il comporte une sangle qui l’entoure. Votre main va passer dans cette sangle pour se refermer sur le corps du sac, l’ensemble va soutenir l’arme tout en gardant le contact « creux de l’épaule – talon de crosse ».

En le pressant, en modifiant sa forme avec la main faible, très légèrement on fait varier confortablement le pointage de l'arme tout en restant uni.

Au boulot.

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