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Precision Rifle Shooting

Precision Rifle Shooting

TECHNIQUES DE TIR DE PRECISION MID ET LONG RANGE

L'ARME SECRETE

Pascal (13ième RDP) : Concentration avant la sortie de l'avion à 4000 m

Pascal (13ième RDP) : Concentration avant la sortie de l'avion à 4000 m

L'arme secrète des champions c'est la concentration.

Certains peuvent être concentrés presque immédiatement, d’autres ont besoin de quelques minutes. Nous ne sommes pas égaux.

Dans le laps de temps où la séquence démarre on ne doit penser à rien et donc ne pas avoir ces fameuses pensées parasites.

Notre cerveau est toujours en train de produire du bruit (réflexion) ou de recevoir du bruit (information).

Si vous êtes concentré, vous ne recevez aucune information et si les gestes du tir sont bien automatisés vous ne produirez aucune réflexion (donc pas d’erreurs et on tire des 10).

Pour compenser ce silence qui préfigure la folie (ceci est sérieux), le cortex va exhumer un souvenir neutre, ni bon, ni mauvais, (quelque chose qui ne fais ni réfléchir et qui ne produit aucune émotions) et va fonctionner avec.

Ce problème de penser parasites (ou tout autre termes), demande un effort de concentration considérable, qui doit être entraîné, cette concentration sur 1h15 à 3h selon la discipline tiré est extrêmement difficile à conserver.

Il faut compter à peu près six mois d’entraînement intense avant d’avoir cette concentration sur 2h (et oui toujours un peu plus au cas où).

Voici comment mettre en application cet entraînement même si cela n’est pas évident de le décrire : Le but va être de produire un retour d’information immédiatement après avoir tiré.

C’est à dire qu’il va falloir se donner 1 objectif (1 seul dans un premier temps puis de plus en plus au fur et à mesure que l’on progressera). Cet objectif sera justement le point de la séquence de tir (ou les points) que l’on se sera fixé à entraîner durant cet entraînement, par exemple (au hasard) « la tenue au départ du coup » (maintien des efforts avant, pendant et après le départ du coup). Le retour d’information qui devra être fait sera pour cet exemple : ai-je bien maintenu mes efforts ?

Cette question va automatiquement produire une attention volontaire sur la réponse et ainsi « chasser » toutes les idées et autres pensés parasite. Encore une fois, ceci est extrêmement compliqué à maintenir sur une longue période et il va falloir y consacrer beaucoup de temps d’entraînement pour y arrivé, donc commencer par 10 minutes puis d’y incrémenter 5 minutes de plus par entrainement. Cet entraînement « mental » est plus qu’important puisqu’il permet entre autre de mettre de la qualité dans vos entraînements.

En fin de compte l'idée c'est de s'apprendre à faire le vide. Le training autogène de Schultz est un moyen d'y parvenir. Garder une image ancrée dans son cerveau le maximum de temps sans penser autre chose ni au temps qui s'écoule. Difficile mais réalisable avec de l'entrainement. C'est un des moyens pour développer sa capacité de concentration.

La courbe de concentration.

Si nous avions à évaluer avec réalisme les résultats des meilleurs tireurs, nous dirions qu’ils atteignent une concentration profonde, totale, pour environ trente-cinq des quarante balles d’un match.

Ceci ne veut pas dire que la concentration absolue ne peut pas être effective pour toutes les quarante balles – cela signifie simplement que personne aujourd’hui ne le fait.

Peut-être un jour futur un champion le fera-t-il.

Mais nous constatons qu’il y a une allure générale, une courbe représentant la concentration pendant le déroulement d’une série (surtout pendant un match), et sa connaissance aidera à juger et comprendre le fonctionnement propre de chacun.

Prenons les 3 PO, par exemple : En général, la concentration est la plus faible au début et à la fin de chaque position. C’est plutôt facile à comprendre.

Quand le tireur commence un match pour battre un record, il découvre une nouvelle situation et est normalement dans un certain doute, une certaine anxiété.

Si ses deux ou trois premières balles se passent bien, il commence alors à prendre confiance et se pénétrer d’une concentration complète, totale.

Vers la fin du parcours, l’une ou l’autre ou les deux choses suivantes peuvent survenir.

La première est qu’il peut commencer à accuser la fatigue de la répétition des efforts du tir et sa concentration devient moins profonde.

L’autre, qui d’habitude ne se rencontre qu’en match, est qu’il commence à éprouver à nouveau la crainte de “louper” un bon score à cause d’une mauvaise balle.

Cette crainte survient tout à fait naturellement, mais elle peut et doit être surmontée.

La différence entre les tireurs de même niveau est que cette crainte affecte très peu l’efficacité du tireur qui a une forte discipline mentale, alors qu’elle peut sérieusement pénaliser le tireur qui a une faible discipline mentale.

Le premier a été perturbé par ce que tous les tireurs du monde entier nomment “la pression du match”, et le second ne l’a pas été.

En résumé de cet article

  • La concentration et la période d'attention s’acquièrent et se travaillent par l'entrainement.
  • Il n'y pas besoin d'être au stand de tir pour le faire, reproduisez les fidèlement lors de vos entrainement à sec chez vous.
  • Pendant la séquence de tir on doit avoir une pensée, une image qui ne dégage aucune émotion (exemple une vache dans un pré) afin d'occuper le cerveau.
  • Pensez que vous êtes au milieu d'une bibliothèque universitaire où tout le monde travaille en silence, pas de bruit et rien ne bouge.
  • La concentration ne dure pas dans le temps mais la durée de cette période de concentration peut et doit être développer à l'entrainement.
  • Entre les séquences de tir vous devez rester concentrés.
  • Il faut s'isoler (bruit, mouvements, discussion) volontairement.

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